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De CasaOS à Ansible : Ma quête de l'infrastructure parfaite (ou presque)

Publié le 11/06/2026

Comment j'ai transformé mon serveur maison désorganisé en une infrastructure automatisée grâce à l'IaC et Ansible.

Mon ancien PC de gaming a une nouvelle vie : l’aventure du Homelab

En 2014 j’achète un PC de gaming à la pointe de la technologie (spoiler: non) et après une décennie à fragger sur Team Fortress 2, il était temps pour moi de le remplacer. Pendant quelques temps ce PC prenait la poussière jusqu’à ce que je découvre le ✨HOMELABING✨.

Transformé en serveur maison, ce PC fait maintenant office de :

  • bloqueur de pub à l’échelle du réseau
  • alternative à Google Photos
  • terrain d’exploration d’applications open-source
  • serveur de médias et de jeux rétro
  • source d’apprentissage sur la maintenance serveur, les réseaux, la conteneurisation et j’en passe.

Bref j’ai voulu tester et me voilà pris les bras dedans !

CasaOS : La lune de miel du débutant

Lorsque je découvre le homelabing, je ne suis vraiment pas dégourdi avec Docker. L’idée de trifouiller dans un Dockerfile ou un docker-compose.yaml me donne des sueurs froides.

Mais dans l’océan des possibles qu’offre le monde de l’open-source, je déniche une perle : CasaOS. C’est une surcouche de Docker qui facilite l’installation et la configuration du serveur. C’est idéal pour le débutant que je suis !

Me voilà à installer AdGuard Home (pour bloquer les pubs au niveau DNS), iSponsorBlockTV (pour mater Youtube sans pub pendant que je marine mon poulet pour la semaine), et surtout Immich parce que mon Google Photo est plein. J’y ai même installé mon site web ainsi que des projets codés par mes petites mains.

Bref, CasaOS c’est la facilité. Mais il y a un “mais” : le serveur est tombé dans un état de chaos. Des conteneurs tournent en secret, orphelins de leur stack que j’ai à moitié supprimé, les ports et les volumes se mélangent, absolument TOUS mes containers sont en mode bridge, et entre temps… je n’ai plus peur de Docker. À force de configurer des pipelines de CI/CD et de pondre des Dockerfile dédiés à mes apps, j’ai réalisé que je pouvais me passer de cette béquille.

Ansible : L’Infrastructure as Code pour les braves

Alors j’entreprends le voyage de rebâtir mon homelab au complet ! Bim ! Et puisque je veux le faire proprement, je me tourne vers l’Infrastructure as Code (IaC).

L’IaC, c’est la définition de toute mon infrastructure à travers des fichiers déclaratifs (en YAML). Le but ? Rendre l’infra idempotente ; un terme assez stylé à caler en conversation et qui signifie simplement que peu importe le nombre de fois que je vais rouler mes fichiers, j’aurai toujours la même infra, configurée au poil de nez près.

Pourquoi Ansible ? Parce que contrairement à Terraform qui est excellent pour provisionner des ressources cloud, Ansible brille par sa simplicité pour configurer des machines existantes via SSH. Pas d’agent à installer, juste du YAML et de la puissance pure.

Sauf que je n’ai absolument jamais touché à Ansible. Mon syndrome de l’imposteur est au max quand vient le temps de toucher à mon serveur par le CLI. Alors j’ai saisi mon LLM préféré, fabriqué un prompt carré, et je lui ai demandé d’agir en tant que Backseat Devops Senior. Sa mission : m’épauler dans ce refactoring tout en m’enseignant les rudiments du métier.

Conclusion : Junior aujourd’hui, Senior demain ?

Aujourd’hui, mon serveur ne ressemble plus à une pile de conteneurs instables. Chaque service est documenté, automatisé et reproductible. Le voyage est loin d’être terminé (Kubernetes me regarde encore d’un air menaçant au loin), mais j’ai enfin repris le contrôle de ma machine. Si vous hésitez à sauter le pas de l’automatisation, n’oubliez pas : même un PC de gaming de 2014 mérite un peu de rigueur DevOps !